Fonds Petitpierre Marie

 petitpierre_marie.pdf  (708 Ko)

Identification

1.1 Référence CH NE AVO MPE
1.3 Dates extrêmes 1907-1969
1.4 Niveau de description

Fonds

1.5 Importance matérielle et support  

1 boîte d’archives

Contexte

2.2 Histoire administrative / Notice biographique

Sur la base notamment des renseignements fournis par Mme Marianne Nussbaum, qui a connu Marie Petitpierre – dont elle garde le souvenir d’une femme austère et impressionnante –, on peut établir les faits suivants.

Marie Petitpierre (1885-1969) est la fille de Fritz Petitpierre (1841-1923) et de Marie Petitpierre, née Biolley (1857-1948). Fritz Petitpierre était associé avec les Pernod, producteurs d’absinthe, à Couvet. Marie Petitpierre-Biolley était la sœur d’Henry Biolley (1858-1939), inspecteur forestier à Couvet de 1880 à 1927, connu pour avoir développé la méthode du contrôle (inventaires décennaux des forêts) appliquée aux forêts jardinées.

Outre Marie Petitpierre, le couple aura cinq enfants : Hélène Petitpierre (1884-1968), Alexis Petitpierre-Allisson, dit « Xi » (1887-1958), directeur de l’Ecole des métiers à Lausanne, Anna Nussbaum-Petitpierre (1887-1969), institutrice, Jean Petitpierre-Allisson (directeur des Forces électriques Sundgowiennes, décédé le 18 février 1922 d’un accident d’exploitation à Ferrette, en Alsace, et dont la femme est appelée « My » dans la correspondance) et Elisabeth Petitpierre (1893-1983), médecin missionnaire aux Indes durant 23 ans et au Cameroun pendant 4 ans. Cette dernière a publié des extraits de ses lettres à sa famille entre 1929 et 1954 sous le titre Médecin et missionnaire en Inde, Lausanne, Edition du Soc, 1981, 117 p.

Fritz était membre de l’Eglise réformée alors que sa femme était salutiste. Les enfants sont devenus soit protestants, soit salutistes. Marie, dont on possède les archives, a consacré toute sa vie à l’Armée du Salut, en en gravissant les échelons, de cadette à colonnelle. Après sa formation à Londres, elle est en poste en Italie, à Fassiotti, dans le Piémont vaudois, puis à Florence (1911-1912) et enfin à Faeto, bourg situé dans les Pouilles – province de Foggia –, de 1912 à 1922. Elle revient en 1925-1926 à Florence, comme responsable de la formation des cadets (c’est dans la capitale toscane que se situe alors le QG national italien de l’Armée du Salut). Puis elle part en mission à Trieste, à Faeto à nouveau, avant de travailler à Naples (1926-1928). Elle écrit très régulièrement, en général une fois par semaine, à sa famille restée à Sauges. A son retour en Suisse, elle devient principale de l’Ecole d’officiers de l’Armée du Salut à Berne, Muristrasse 6. Cette Ecole se trouve aujourd’hui à Bâle (Centre européen de formation, Habsburgerstrasse 15, 4012 Bâle). Partie le 3 septembre 1940 en tournée d’inspection en Italie, elle passe trois semaines en prison parce que le régime fasciste accusait l’Armée du Salut, d’origine britannique, de travailler pour l’Intelligence Service. Marie Petitpierre, après avoir voué sa vie à Dieu, décède le 1er novembre 1969, à Saint-Aubin.

2.4 Historique de conservation

Le fonds a été conservé par M. Louis Nussbaum, neveu et filleul de Marie Petitpierre. Il a été consulté par le major W. F. Schaffter, qui a adressé copie « de tout ce qui parle d’elle dans le livre sur l’histoire de l’Armée en Italie ». M. Schaffter ajoute dans une carte adressée de Bâle aux Nussbaum le 22 mai 2002 : « Ces documents ont passé dans bien des mains surtout italiennes, des chefs de l’Armée et autres !... très appréciés. » M. Schaffter évoque aussi un livre à paraître sur Faeto, où Marie Petitpierre a travaillé entre 1912 et 1922, ainsi que cinq mois en 1926-1927.

2.5 Modalité d'entrée

Don de Mme Marianne Nussbaum, Rue du Castel 5, 2014 Saint-Aubin. Il s’agit de papiers conservés par son mari Louis Nussbaum (1919-2009), professeur et historien de la Béroche, qui les avait hérités de Marie Petitpierre, sa tante et marraine.

Contenu

3.1 Présentation du contenu

Le fonds contient principalement la correspondance entretenue depuis ses divers postes de l’Armée du Salut en l’Italie (à Faeto en particulier) par Marie Petitpierre. Les lettres sont adressées aux siens, et notamment à sa mère, résidant à Sauges (NE). S’y ajoutent quelques lettres envoyées de Berne, divers articles et rapports de Marie Petitpierre, des extraits du Cri de guerre et d’autres témoignages salutistes, ainsi que 10 photographies de famille.

3.3 Accroissements

Le fonds est fermé.

3.4 Mode de classement

Le fonds est classé.

Conditions d'accès et utilisation

4.2 Accessibilité

Le fonds est accessible sur rendez-vous aux AVO.

4.3 Droit d'auteur, conditions de reproduction

La reproduction ainsi que la publication des documents sont soumises à l'autorisation des AVO

4.4 Langue des documents

Français essentiellement. Quelques documents en italien, plus rarement en anglais.

4.6 Instruments de recherche

Inventaire détaillé.

Sources complémentaires

5.4 Sources complémentaires dans d'autres services d'archives

Les Archives fédérales conservent un dossier relatif à l’arrestation de Marie Petitpierre en Italie, en 1940 (cote E 2200.19-01).

Contrôle de la description

7.1 Note de l'archiviste

La description a été établie par Jacques Ramseyer et relue par Jacqueline Rossier.

7.3 Date(s) de la description

Janvier 2015.



Retour