Fonds Denise de Montmollin

 Généalogie Junod-de Montmolin établie par Giovanna Rosselli  (1129 Ko)

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Identification

1.1 Référence CH NEAVO DDM
1.2 Intitulé/analyse Fonds Denise de Montmollin
1.3 Dates extrêmes 1915-2008
1.4 Niveau de description

Fonds

Contexte

2.2 Histoire administrative / Notice biographique

Denise de Montmollin (1919-2009) est la fille de Marguerite Junod (dite Mimi) et Louis de Montmollin (cf. Biographies neuchâteloises), colonel, chef d'état-major. Elle naît à Bex et grandit à Colombier en suivant les étapes de la carrière militaire de son père, avec, notamment, un séjour à Paris (1927-1929). Elle a une sœur aînée, Andrée (1917-2005), épouse de Lambert De Vries qui a vécu à Zurich et à Neuchâtel et un frère cadet, Daniel (1921), ancien professeur universitaire de philosophie grecque, qui vit à Toronto (Canada).

Sa mère, Marguerite de Montmollin, dite Mimi, est la fille aînée de Charles-Daniel et de Marguerite Junod-Robert (cf. Fonds Chs.-D. Junod aux AVO). Marguerite a trois sœurs: Marthe, épouse du pasteur Gérard Savary de Lausanne, Ruth (dite Piflette) et Suzanne (partie en Amérique avec son mari Jean Barbey) ainsi qu'un frère, André, pasteur à Neuchâtel et actif président de la Croix Bleue, comme le fut son père. Marguerite, qui a vécu une jeunesse très libre, fait des études de théologie, comme son futur mari qui optera toutefois pour une carrière militaire. C'est une femme épanouie, moderne, très ouverte, surtout concernant l'éducation des enfants.

Après son école primaire à Colombier et secondaire à Neuchâtel et un séjour en Angleterre, Denise de Montmollin suit une formation d'assistante sociale à Zurich (1945-46); elle est très sportive et sociable et souhaite avant tout se rendre utile. C'est dans cet esprit qu'elle s'engage dans le Service complémentaire féminin pendant la guerre et suit les cours alpins. 

A cette occasion, travaillant au camp de réfugiés de Rikon (près de Winterthur), elle rencontre son futur mari, Raffaello Guido Rosselli (dit Raffi), un ingénieur italien (né en 1906), réfugié en Suisse en 1944. Ce Toscan de Livourne, juif par son père (la famille Rosselli, très connue, est arrivée d'Espagne suite aux édits anti-juifs d'Isabelle la Catholique en 1492), avait étudié à Turin.

Le couple se marie en 1947 à Chaumont puis s'installe à Milan. Dans sa maison, le jeune époux héberge sa mère, Emma Berrino (1877-1960), veuve depuis peu de Angiolo Rosselli (1872-1947). Raffi Rosselli a deux sœurs mariées, sans enfant qui vivent également à Milan.

Denise et Raffi Rosselli auront cinq enfants mais perdront le deuxième (appelé Angiolo comme le grand-père paternel, mais dit Gio) à 9 mois, en 1950, et l'aînée, Cristina (née en 1948), qui décède à l'âge de 7 ans. Restent Gio (né en 1952), Giovanna (1953) et Luigi (1957). Quoique très prise par la gestion et les soucis de la maison, Denise est très engagée dans la communauté suisse de Milan en participant notamment aux activités de la communauté des Vaudois du Piémont (Chiesa evangelica valdese) et à celles des Amies de la Jeune fille. En outre, elle a une vie bien remplie par la musique qu'elle apprécie énormément (opéras à La Scala et concerts) et les invitations de ses amis suisses et italiens. A partir de 1957 et jusqu'en 1964, les Rosselli louent une maison à la campagne près de Milan, à Oleggio Castello, pour y passer les week-ends et les périodes de vacances. Quoique les « vraies vacances » se passent surtout en Suisse où, chaque été, depuis son mariage en 1947 et jusqu'en 1977, Denise vient passer ses vacances et maintient ainsi un rapport très étroit avec sa famille d'origine.

Raffaello Rosselli a une entreprise d'échafaudages en acier (Ponteggi Rosselli) et travaille aussi beaucoup dans la construction des autoroutes. Denise l'aidera un peu au bureau dès 1964, suite aux difficultés que connaissent les affaires et à la crise du bâtiment en Italie ainsi qu'en raison de la longue et pénible maladie de Raffi qui décède en 1969, des suites d'un cancer.

A son décès, Denise laisse la gestion de l'entreprise au collaborateur de son mari, Renato Rosa, et trouve un travail comme directrice de la maison pour personnes âgées de la Fondazione Asilo Evangelico, une fondation suisse et protestante établie à Malnate près de Varese. Quittant donc Milan pour vivre dans cette institution avec ses enfants encore aux études, elle gèrera cette maison de 1970 à 1990 et s'épanouit pleinement dans cette activité pourtant difficile. Comme à Milan, Denise est très active dans la vie sociale et culturelle de Varese. Sa maison sert de point de chute à la diaspora protestante qui n'a pas d'église et qui se retrouve chez elle pour les cultes et les études bibliques. En outre, elle travaille comme volontaire dans les musées de Varese et fait partie du club des Soroptimists local où elle s'occupe, entre autres, des liens internationaux de l'association, grâce à sa bonne connaissance des langues et aux nombreux voyages qu'elle commence à faire à partir de cette époque.

Depuis son mariage en 1947 et jusqu'en 1967, Denise entretient une correspondance régulière avec sa mère. L'échange épistolaire s'espace toutefois à partir du moment où il est remplacé par des téléphones. Après la mort des parents (Louis en 1974 et Mimi en 1978) et pour garder un pied-à- terre dans sa région, Denise acquiert un petit chalet à Chaumont, avec son frère Daniel.

En 1990, Denise de Montmollin revient vivre définitivement en Suisse et s'installe à Chaumont qu'elle quitte en avril 2006 pour habiter à Neuchâtel, à la rue des Liserons, de 2006 à 2008 avant d'entrer au home de l'Ermitage et puis au Foyer de la Côte où elle décède en septembre 2009.

Durant ses 20 dernières années neuchâteloises, Denise de Montmollin n'a cessé d'être active, que ce soit en suivant avec assiduité les cours de l'Université du 3e âge, en assistant à de nombreuses conférences, en travaillant bénévolement au Château et musée de Valangin ou en faisant des séjours de bénévolat en Afrique avec l'ONG Nouvelle planète...

Les agendas qu'elle a tenus à jour depuis 1937 et jusqu'en 2008 témoignent de l'intensité et de la richesse de cette longue existence.

D'après les notes de Giovanna Rosselli, sa fille.

 

2.5 Modalité d'entrée

Don de Mme Giovanna Rosselli Ronchetti, Milan, en 2010.

Contenu

3.1 Présentation du contenu

Le fonds comprend l'intégralité des lettres adressées, depuis l'Italie, par Denise de Montmollin à sa mère vivant en Suisse, à partir de son mariage en 1947 et jusqu'en 1969. Sa correspondance constitue un précieux témoignage, d'une part sur les relations mère-fille et d'autre part, sur la vie quotidienne, les relations familiales et sociales en Italie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Le fonds comprend également une série de lettres écrites entre 1916 et 1918 par Marguerite de Montmollin, jeune épouse du militaire de carrière Louis de Montmollin dont elle partage la vie à Morcles et à St.-Maurice, pendant la Première Guerre mondiale. Il s'agit, là aussi, des lettres d'une jeune femme à sa mère; en l'occurrence, Marguerite Junod, femme du pasteur Charles-Daniel Junod.

Les agendas tenus entre 1937 et 2008 par Denise de Montmollin ainsi que des copies de photographies, des éléments de généalogie et des coupures de presse relatives au grand-père de Denise, le pasteur Charles-Daniel Junod, complètent le fonds.

 

3.4 Mode de classement

Le fonds est classé.

Conditions d'accès et utilisation

4.2 Accessibilité

Le fonds est accessible sur rendez-vous aux AVO.

4.3 Droit d'auteur, conditions de reproduction

La reproduction ainsi que la publication des documents sont soumises à l'autorisation des AVO

4.4 Langue des documents

Français.

4.6 Instruments de recherche

Inventaire détaillé.

Sources complémentaires

5.2 Existence de copies

La donatrice et sa famille conservent les scans des lettres et des agendas ainsi que les photos originales.

5.3 Sources complémentaires dans le service d'archives

cf. CH AVO CDJ Fonds Charles-Daniel Junod

5.5 Bibliographie

Sabrina Bulgheroni, UNE NEUCHATELOISE A MILAN (1947-1969). Le quotidien et la microsociété familiale de Denise de Montmollin, mémoire de licence, prof. L. Tissot, Institut d'histoire, Université de Neuchâtel, février 2012.

Contrôle de la description

7.1 Note de l'archiviste

La description a été établie par Jacqueline Rossier et relue par Antoinette Béguin.

7.3 Date(s) de la description

janvier- mars 2010 et mars 2012



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